27 mars 2019 | Nos grands défis

Chères, chers collègues,

Recrutement, éducation inclusive, persévérance et agilité des processus sont les thèmes prioritaires du vice-rectorat pour lequel je sollicite votre appui.

1. Recrutement

Notre financement gouvernemental est en fonction de nos effectifs étudiants, et donc lié à notre succès collectif de recrutement et rétention. Malheureusement, la démographie est actuellement défavorable. Il est impératif de freiner la chute d’effectifs. Nous méritons un financement adéquat.

Le recrutement proactif est primordial. Des actions menant au rayonnement plus attractif de nos programmes augmenteront notre financement directement. Plusieurs avenues cohérentes avec notre mission pourraient être osées là où elles conviendront au corps professoral et enseignant et aux étudiantes, étudiants : formats de cours et de programmes novateurs, formations trans-facultaires inédites, co-création avec le milieu et accroissement des collaborations interuniversitaires. Notre potentiel d’innovation est colossal.

La rétention importe également. Favorisons le cheminement de nos étudiantes, étudiants en offrant la reconnaissance des acquis, la flexibilité, et des opportunités. Poursuivons le développement de passerelles, de cheminements particuliers, et d’une meilleure offre de participation étudiante à la recherche, à nos instances, à des rencontres d’échanges et à des stages formatifs. Certains y découvriront leur vocation citoyenne.

2. Éducation inclusive et persévérance

Deux grands enjeux. Depuis 2014, le nombre d’étudiantes, étudiants ayant des besoins spécifiques a doublé à l’UQAM comme ailleurs. Il faut continuer à développer des moyens pour les soutenir, ainsi que donner des outils au corps professoral et enseignant qui les accompagne. La refonte des formats d’apprentissage pourrait aider et, de surcroît, convenir à plusieurs populations étudiantes.

La réussite requiert persévérance. Aux cycles supérieurs, limitons la précarité financière, brisons l’isolement, favorisons l’entraide et contrecarrons les facteurs menant d’abord aux délais, puis trop souvent à l’abandon. Une stratégie fondée sur les synergies entre recherche, programmes et milieux, puis déployée en groupes de discussions, activités d’entraide et rencontres sociales me semble prometteuse (pensons au projet « Thèsez-vous »).

3. Agilité des processus

Un défi académique majeur à l’UQAM est la lourdeur des processus de création, modification et évaluation des programmes. C’est trop long. Pas moins de quatre ans entre l’idée et l’inauguration d’un programme de grade! Trois ans pour une évaluation décennale. Souvent deux ans pour modifier un programme existant. Et combien de ressources professorales et administratives dilapidées? Combien d’opportunités manquées?

Je tente de solutionner cette problématique depuis longtemps. Le moment propice de lancer un programme est fréquemment passager. Trois autres universités à Montréal et des campus satellites misent sur des nouveautés pour augmenter leurs effectifs. Nous avons régulièrement les meilleures expertises liées aux programmes émergeant d’autres institutions, mais nos délais procéduraux ahurissants les empêchent d’occuper l’espace académique mérité.

Trois priorités. Trois grands défis. Beaucoup de travail. Un engagement : je m’y attaquerai de toutes mes forces, collégialement, dans le respect de notre mission et de nos valeurs.


Lisa Baillargeon
Vice-doyenne aux études de l’École des sciences de la gestion
et candidate au poste de vice-rectrice à la Vie académique
candidate.lisabaillargeon@uqam.ca