Chères et chers collègues,
En entamant mon doctorat au Département d’histoire de l’UQAM, j’étais loin de soupçonner que je bénéficierais de trois “congés” de maternité avant d’aboutir. Ce (probable) record a inscrit en moi, indélébilement, toute la force et l’importance de la mission d’accessibilité de notre grande université (https://uqam.ca/information/mission/).
Ces derniers jours, je vous ai partagé mes réflexions quant aux défis de recrutement, rétention, inclusion et agilité, ainsi que les projets porteurs d’expérientiel, mobilisation et reconnaissance que je propose à la communauté. Le fil conducteur de ces propositions est la mission uqamienne. Les balises de déploiement, elles, se précisent rapidement aux tables de concertation établies par notre rectrice : attribution des charges d’enseignement, recrutement, persévérance et réussite aux études, santé globale et qualité de vie au travail, mode d’allocation des ressources financières, et allègement des processus administratifs.
Dès le jour 1 cependant, je m’attaquerai à certains incontournables. Plusieurs allègements de processus évidents et simples libèreront des ressources prêtes à être réallouées. De plus, rencontrer toutes les directions de programmes dans les six premiers mois de mon mandat, comme je m’y engage, permettra d’identifier autant les besoins criants que le gaspillage évitable. Je n’ai jamais été partisane des changements unilatéraux, irréfléchis ou bafouant notre mission à la faveur d’arguments économiques.
Ainsi, je compte améliorer rapidement la répartition des ressources par une réallocation collégiale vers le soutien immédiat au corps professoral et enseignant, vers l’internationalisation et la revalorisation des programmes, et à la faveur du recrutement incluant, notamment, l’accueil d’étudiantes, d’étudiants étrangers.
En cette année de 50e anniversaire, rappelons-nous notre histoire. L’UQAM est devenue pilier du changement sociétal dès sa fondation et pionnière par sa laïcité, son ouverture, sa démocratisation du savoir. On acclamait une jeune UQAM innovante, fougueuse, différente, accessible, ouverte, impliquée dans son milieu et extrêmement rigoureuse. Nous sommes encore tout cela, et plus!
Au fil d’un demi-siècle nous nous sommes par surcroît révélés comme moteur de développement responsable et de transformation sociale. L’UQAM a changé le Québec.
Mais nous demeurons trop humbles! Insuffisamment visibles. Des perles d’expertises, de programmes, d’initiatives et de réalisations tapissent chacune de nos facultés. Or, plusieurs ne bénéficient pas de la moitié du rayonnement qu’une autre institution s’empresserait de promouvoir.
Je souhaite m’attaquer collégialement à cette visibilité. Soyons davantage présents dans les milieux. Organisons des événements locaux et internationaux liés aux programmes. Faisons vivre l’expérience UQAM dans le monde. Invitons les milieux, les personnes, les étudiantes, étudiants de partout chez nous. Révélons nos distinctions, nos experts et nos professeures, professeurs qui pensent, structurent, nourrissent, enrichissent et font évoluer nos programmes de classe mondiale. Osons être partout et donnons-nous en les moyens. Voyons grand. Après le Québec, changeons le monde!
Je vous l’ai déjà dit, je suis une personne fondamentalement positive et je sais que nous trouverons les moyens de réaliser nos ambitions.
Et vivement le slogan rectoral! Osons l’UQAM!

Lisa Baillargeon
Vice-doyenne aux études de l’École des sciences de la gestion
et candidate au poste de vice-rectrice à la Vie académique
candidate.lisabaillargeon@uqam.ca
